Ce n'est un secret pour personne, Capcom s’est ouvertement inspiré de certaines figures emblématiques et autres symboles liés à l'histoire des sports de combat, voire aussi énormément aux films d’action pour créer les combattants de sa licence phare.


  1. Les Sources d’Inspirations de Capcom



La Fureur du Dragon Punch.

Dés le début, beaucoup de joueurs ont estimé (à tort ou à raison) que Ryu et Ken étaient respectivement les répliques de Bruce Lee et de Chuck Norris (l'asiatique contre le blondinet). La comparaison était facile mais s'avère peu crédible en y réfléchissant bien. Le fait que Capcom ait volontairement suscité ce genre de contraste entre deux combattants (physiquement parlant) n'est rien de plus qu'une recette qui a fait ses preuves dans les films d'action. Cependant, dans Street Fighter Zero/Alpha il est certain qu'un stage (celui de Birdie/Rose) prend clairement place dans le Colisée de Rome en hommage à une scène de La fureur du Dragon réunissant les deux acteurs cités plus haut.




Le Petit Dragon.

C'est finalement en 1994 que Capcom élabora un nouveau challenger analogue à Bruce Lee en la personne de Fei-Long. Là, nul ne pourra le contester. La ressemblance est frappante (normal pour un jeu de baston me direz-vous) et les similitudes sont nombreuses. Fei-Long est une star montante du kung-fu tournant avec les plus grands d'Hollywood (voir son ending en présence d’un réalisateur réputé), il combat torse nu, pousse des cris stridents lors de ses attaques et est originaire de Hong Kong comme Bruce Lee (bien que ce dernier soit né à San-Francisco).


  1. Un Caméo dans le ending de Fei-Long.

  2. Quand on termine le « mode Arcade » de Super Street Fighter II X avec Fei-Long, on constate que l’artwork de fin présente une particularité intéressante que les cinéphiles devraient apprécier !

  3. Le réalisateur Steven Spielberg y fait une apparition remarquée. Difficile de ne pas le reconnaître en effet... la casquette, les lunettes, la forme de la barbe, les vêtements, tous les éléments sont présents pour faire le rapprochement avec le célèbre cinéaste américain.

 


Deux Mike pour le prix d'un...

Mike de SF1 est déjà un boxeur similaire à Mike Tyson mais Capcom ira beaucoup plus loin dans SF2 en le peaufinant sous le nom de M.Bison (au Japon seulement) et en le renommant Balrog (pour le reste du monde). En effet par crainte d'être attaqué lors de la sortie du jeu aux USA, les noms de trois protagonistes ont été intervertis afin de noyer le poisson en quelque sorte. Si bien que M.Bison (le principal fautif) devient Balrog, Balrog prend le nom de Vega, et Vega celui de M.Bison. Des 4 boss initiaux, seul Sagat garde son patronyme, étant donné qu'il était déjà connu sous cette appellation dans le premier Street Fighter.


Le saviez-vous ?

Suite à la permutation des noms des boss entre les versions japonaises et occidentales, le “M.” de M.Bison ne signifie plus “Mike” mais “Mister” en Europe comme aux USA. Néanmoins afin d’éviter toutes sortes de confusions, le boss de fin (Vega au Japon/M.Bison aux USA) fut surnommé Dictateur chez nous. Quant à l’espagnol (Balrog Jap/Vega US) il se fait communément appeler Claw par les fans (La Griffe en français).



Les origines de l'homme élastique...

Dans le long-métrage taïwanais Master of the Flying Guillotine, on retrouve un maître de yoga indien qui se bat en allongeant ses membres d’une façon assez semblable à Dhalsim.

Sachant que ce film de kung-fu date de 1976, on peut donc en déduire que Capcom a sciemment repris les caractéristiques de ce personnage atypique pour concevoir Naradatta (nom du prototype de Dhalsim) 15 ans plus tard.


Ryu... la fusion de deux légendes du karaté !

Première inspiration possible : On commence avec un célèbre karatéka Coréen ayant vécu au XXème siècle, à la musculature impressionnante et qui présentait de nombreux points communs avec Ryu hormis sa nationalité d'origine. Il s'agit de Masutatsu Oyama ! Il a remporté le premier "All Japan Tournament" réunissant tous les styles de karaté-do au cours de l'année 1947. Après avoir obtenu son 4ème Dan à l'âge de 20 ans, il part méditer 3 années dans les montagnes afin de s'entraîner rigoureusement à son art selon la tradition coréenne pure et dure. Essentiellement basé sur le travail des coups de pieds auxquels il ajoute les balayages et les attaques aux jambes, il pratique également les techniques de poings et le travail respiratoire inspiré par le Gojû Ryu. Lors de son retour à la civilisation en 1950, il testera sa force sur un taureau afin de montrer sa puissance. Capable de briser les cornes de l'animal avec le tranchant de la main, il entamera une tournée triomphale à travers la planète afin d'affronter toutes sortes d'adversaires (boxeurs, karatékas, lutteurs et autres spécimens) qu'il dominera largement grâce à sa maîtrise incontestable d'un nouveau style d'art martial qu'il inventa, le Kyokushinka (une sorte de karaté basé sur une forme physique exceptionnelle ainsi qu'une résistance et un mental à toute épreuve).


Deuxième inspiration possible : Yoshiji Soeno, le fondateur du Shidokan. Descendant direct d'une famille de samuraï, il a commencé à s'exercer aux arts martiaux au Japon avec le judo, Wado Kaï, Kendo, la boxe et a ensuite fait ses armes au karaté Kyokushinkaï sous la tutelle de Masutatsu Oyama (décidément). Comme son maître il n'hésita pas à affronter des champions de toutes disciplines remportant ainsi 10 grands combats et en perdra 1 aux poings contre un Thaïlandais du nom de Kannan Pai (un Sagat en puissance).


Born to the USA...

Le personnage de Dee Jay a la particularité d’avoir été élaboré par le designer James Goddard de Capcom USA alors que tous les autres combattants sont 100% made in Japan. Celui-ci s’inspire directement du sportif Billy Blanks, un champion de Taekwondo des années 80, inventeur du Tae Bo (Total Awareness Excellence Body Obedience). C’est un mélange de boxe et de Taekwondo accompagné de musique rythmée. Force, souplesse et rapidité sont les atouts de ce sport très intense.

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