Souvenirs et anecdotes d’un vieux briscard de Street Fighter II.


Street Fighter II a laissé place à des souvenirs inoubliables dans la tête de plus d’un gamer... The Trickster fait partie de ces fans de SFII qui ont fréquentés de longues heures les salles d’Arcade d’autrefois.


En exclusivité pour HFF, il a décidé de partager son vécu de joueur en vous contant quelques histoires et autres aventures mémorables. Le but étant ici, de vous replacer dans le contexte de l’époque afin de vous rappeler certaines expériences communes (ou pas) et permettre aussi de mieux comprendre (pour les plus jeunes) pourquoi ce jeu est devenu si mythique !



Vega, l’androgyne !


Je me souviens comme aujourd'hui de l'éternel débat entre potes de la salle d'Arcade du quartier concernant le sexe de Vega (l’Espagnol). Il y avait la bagarre sans cesse entre le clan "c'est une gonzesse" et le clan "meuh non c'est un mec !"


"C'est une gonzesse j'vous dis, z'avez vu ses cheveux ? en plus Vega c'est féminin"

"Meuh non pas du tout, où est ce qu'elle est passée sa poitrine ? hein ? HEIN ?"

"Mais N'IMPORTE quoi ! t'as jamais vu de filles sans poitrine ? ... ou bien très peu ?"

"Oué il a raison, ya des filles plates, Vega est une fille !"

moi: "euh quand même ... vous partez dans un délire louche là, Vega est un mec ... "

"Oué vazy comment il se la joue l'autre ! qu’est ce qui te fait dire ça"

moi: "baaaah c'est simple, les mecs dans le jeu quand ils crèvent ils font "OUWO, OUWOO, OUWOOO", et Chun Li fait "IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIH". Vega il fait "OUWOO", donc c'est un mec ..."


" ... pas con ... "



Salaud de proprio...


Le proprio de la salle d'Arcade de mon quartier avait pris des mesures de oufs pour rentabiliser les parties sur la borne de Street Fighter 2 (la toute première avec 8 personnages jouables).

Comme pratiquement toutes les personnes qui traînaient dans cette salle commençaient à maîtriser le jeu, il est devenu très courant qu'un joueur finisse le jeu avec un seul crédit.

Le truc qui arrangeait moins le proprio était le fait que souvent les joueurs n'aimaient pas faire des parties en VS (au tout début du jeu hein, à l'époque il y avait pas de challenge, tout le monde kiffait à mort se mesurer au CPU).

Qu’est ce qu'il fait le proprio ? Il désactive 5 boutons et ne laisse que le high punch ! (sachant que le niveau de difficulté était déjà au max). Plus moyen de faire des fauchages et tout, c'était chiant, mais on finissait le jeu quand même.

Contrarié, le proprio décide alors de ne laisser que le bouton light punch (il fallait voir les combats VS, c'était tout bonnement mythique ! pas de projection pas de fauchage ... rien ... que shoryuken et hadoken, c'était vraiment unique !)

Encore une fois, le proprio se déchaîne et décide de supprimer les sauts (plus de "haut"), mais cette fois avec la touche high punch (il n'aimait pas les fauchages j'imagine :p  ). Même pas peur, on terminait le jeu avec E.Honda (coup de boule, rafale, fauchage avec la main hu hu hu hu, et si le CPU sautait vers nous on le stop avec high punch seulement).

LE PROPRIO FURIEUX ! Il annule alors le "bas" et "arrière" .... et là c'est devenu injouable (quoi que ... y'en a qui sont parvenus à latter 4 ou 5 persos).

Résultat des courses: ceux qui ont appris à jouer SF2 dans la salle d'Arcade de mon quartier sont devenus de vrais tueurs. Même qu'on se déplaçait vers d'autres salles d'Arcade pour foutre des raclées aux gens.
"Tu sais quoi ? ce round je vais jouer qu'avec light punch ... et je vais te bouffer !"

C'était le bon vieux temps.



Un véritable Fight Club !


Quand j'étais adolescent, je fréquentais la plus "infréquentable" des salles d'Arcade.

Beaucoup de gens que je croisais là-bas ne savaient même pas ce qu'était une console de salon, ils étaient clairement des puristes de l’Arcade, de vrais tueurs en plus.

Le truc est que le Versus sur une borne d’Arcade côte à côte est un milliard de fois plus technique et requière un doigté de salope pour gagner contre des adversaires qui ne sont pas prêts de perdre leur pièce aussi facilement.

Dans ces lieux de perdition, le combat se passait dans le jeu et en dehors du jeu.

La peur au ventre de perdre avec je ne sais combien de spectateurs autour rajoute une grande poussée d'adrénaline, il fallait surtout ne pas laisser transparaître cette hantise et rester stoïque. Souvent les joueurs perdaient leur sang froid et il arrivait même que le combat finisse parfois en live ^^

Cela commençait d'abord par des provocations, des remarques sur la façon de jouer du genre :

"nan mais t'arrêtes de me faire un passage dans le dos espèce d'enfoiré ?" (mauvaise foi inside), des insultes, des menaces : "si tu continues à jouer comme ça je te fracasse la tête !"...

Même que parfois certains quand ils perdaient, ils balançaient un mollard d'une livre sur l'écran ^^

Je ne compte pas le nombre de fois où je m'étais bastonné à cause de telles provocations qu'on peut difficilement ignorer quand on a le sang chaud. (ndlr : c’est peut-être pour cela que les japonais ont inventé les bornes
Versus City !).



Le saviez-vous ?

Dans SFII, des messages en russe sont dissimulés dans le background du stage de Zangief... Tout d'abord le plus imposant 1 «Запрещается смотретв детям» indique «Il est interdit aux enfants de regarder». Ensuite la plaque au centre 2 «Внимание» peut se traduire par «Attention» ou «Warning». Pour finir le mot 3 «Выход» sur les deux écriteaux au premier plan signifie «Exit».